Evil Dead Burn : quand le style du Français Sébastien Vanicek rencontre l’univers de Sam Raimi
« Evil Dead Burn », nouvel épisode de la saga cinématographique d’horreur « Evil Dead », est réalisé par le Français Sébatsien Vanicek. Il y dirige Souheila Yacoub, Hunter Doohan et Luciane Buchanan.
Evil Dead Burn, le nouveau – et sixième – volet d’Evil Dead, saga d’horreur mettant en scène des morts-vivants créée par Sam Raimi, sort au cinéma le 8 juillet 2026 (en même temps que Le Passage). Et, cocorico, c’est le Français Sébastien Vanicek qui a été choisi pour réaliser ce film, dans lequel il dirige la Suisse Souheila Yacoub, dans le rôle principal.
Sébastien Vanicek s’est fait remarquer avec la réalisation de son premier film, Vermines, sorti fin 2023, avec Théo Christine, Sofia Lesaffre, Jérôme Niel et Finnegan Oldfield, entre autres. Un film d’horreur qui raconte une invasion d’araignées, qui a sacrément tapé dans l’œil de Sam Raimi qui le choisit pour la prochaine déclinaison d’Evil Dead.
Pour le scénario, Vanicek a travaillé en collaboration avec Florent Bernard, réalisateur de Nous, les Leroy, mais surtout coscénariste de Vermines ou encore de Jack Mimoun et le secret de Val Verde.
On avait laissé la saga Evil Dead en 2023 avec Evil Dead Rise, reboot d’Evil Dead. On la retrouve en 2026, avec de nouveaux protagonistes. Et, comme en 2023, en 2026, il est bien question d’une histoire de famille. S’il y a trois ans, une mère – Ellie – était le personnage principal, devenu démoniaque, cette année il est question d’une jeune femme, jouée par Souheila Yacoub, qui va devoir affronter sa belle-famille alors qu’elle vient de devenir veuve.
Evil Dead Burn démarre d’une manière où l’on reconnaît la signature de Sébastien Vanicek : pluie d’insectes, mais aussi colorimétrie, gros plan sur des détails… Le Français a également choisi de faire parler son personnage principal en français par moment – et bonus, on entend la voix d’Alain Chabat au cours de l’une de ces séquences. Il en est de même pour la bande-son : on peut reconaître des chansons de Jacques Brel, Alain Barrière et un générique de fin signé de la rappeuse Chilla.
Et, au bout d’une heure, alors que l’intrigue est bien en place et qu’on se demande encore où est la violence, le sang, les premières effusions sanguinaires arrivent, tout comme des passages tellement énormes qu’ils en deviennent grotesques, et très drôles. Dès lors Evil Dead Burn s’inscrit pleinement dans l’univers, et le style, développé par Sam Raimi.
Evil Dead Burn est très réussi visuellement, alliant les styles de Sébastien Vanicek et Sam Raimi, faits pour se rencontrer.
Il ne faut surtout pas quitter la projection trop précipitamment : le film comporte non pas une mais bien deux scènes post-générique dont l’une est assez importante et pourrait livrer quelques indices sur la suite de la saga…
Evil Dead Burn, de Sébastien Vanicek
Avec Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan…
1h51
En salles le 08/07/2026
Crédit photo : Warner Bros.