Le Passage, un drame avec Omar Sy, sur le sort des migrants
« Le Passage », film indépendant américain avec entre autres Omars Sy, évoque le triste sort des migrants qui quittent tout pour changer de vie. Un film dur et bouleversant.
Omar Sy joue dans le film américain indépendant (coproduction jordanienne, turque et grecque) Le Passage. Un drame réalisé par Brandt Andersen relatant le difficile sort des migrants, qui sort au cinéma le 8 juillet 2026, le même jour que le film d’horreur Evil Dead Burn (réalisé par le Français Sébastien Vanicek).
Brandt Andersen était jusqu’alors producteur. Avec Le Passage (I was a stranger en version originale), il signe son premier scénario et sa première réalisation.
Omar Sy, lui, poursuit sa carrière américaine avec ce film indépendant – primé du prix Amnesty au Festival international du film de Berlin et du prix du public au Festival du cinéma américain de Deauville en 2024 – dans lequel il incarne Marwan, un passeur. A ses côtés, dans ce film, il y a Yasmine Al Massri, Yahya Mahayni, Ziad Bakri ainsi que Jason Beghe (de la série Chicago P.D.).
Omar Sy avait déjà incarné au cinéma, non pas un passeur, mais un migrant dans Samba, film de 2014 d’Eric Toledano et Olivier Nakache, rediffusé à la télé, sur Arte, le 8 juillet, date de la sortie du Passage.
De par son thème – le sort réservé aux migrants – Le Passage rappelle le film Moi capitaine de Matteo Garrone ainsi que la série télé Transplant (Dr Bash en VF).
Le Passage commence à Chicago, ville que l’on reconnaît grâce à ses bâtiments, à la Chicago River, à Michigan Avenue, dans un hôpital avec un médecin, joué par Jason Beghe, dont la voix est reconnaissable d’entre mille. Puis, le film propose alors plusieurs flashbacks. Un long-métrage divisé en chapitres, dont chacun porte le nom d’un personnage.
Le Passsage présente alors un médecin, Amira, jouée par Yasmine Al Massri, syrienne, qui vit sous les bombes. Ces scènes de bombardements sont saisissantes, impressionnantes. Alors que presque tout sa famille est tuée par ses bombardements elle décide de fuir et l’on va suivre son long parcours pour l’exil. Un parcours qui la met sur le chemin d’un soldat (Yahya Mahayni) qui va changer le cours de sa vie. On découvre ensuite le passeur (Omar Sy) qui officie en Turquie et promet aux réfugiés parqués dans des camps un passage pour la Grèce. Un personnage détestable – pour lequel seul l’argent compte afin d’offrir une vie meilleure à son fils – qui subit aussi un certain racisme car Noir.
Le Passage met ensuite en scène le poète (Ziad Bakri) et propose alors l’une des scènes précédentes à l’identique mais avec le point de vue d’un autre personnage. Un procédé intéressant. Vient ensuite le temps du trajet en canot vers la Grèce, sous une météo dantesque. C’est à ce moment-là que Le Passage rappelle le plus Moi capitaine. Apparait alors un nouveau personnage, le capitaine – des gardes-côtes grecs à Lesbos, joué par Constantine Markoulakis – épuisé de la situation de son île face à l’afflux de migrants, toujours plus nombreux à sauver.
C’est vraiment tout à la fin du film que Brandt Andersen livre les clés de son récit, sur les situations qu’il avait laissées en suspend et dévoile ce que devient chaque protagoniste de son récit.
Le Passage est un film très dur, mais aussi émouvant, qui montre une certaine réalité du sort réservé à ceux qui décident de quitter leur pays.
Le Passage, de Brandt Andersen
Avec Omar Sy, Yasmine Al Massri, Yahya Mahayni, Ziad Bakri…
1h43
En salles le 08/07/2026
Crédit photo : Kinostar