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Marama, le film d’horreur qui dénonce les effets de la colonisation sur la culture maori

« Marama », film de genre néo-zélandais, revient sur les effets – néfastes – de la colonisation britannique sur le peuple maori. Un film incarné par Ariana Osborne dans la peau d’une femme maori en quête de son histoire familiale.

Le réalisateur néo-zélandais Taratoa Stappard sort son premier long-métrage au cinéma, le film d’horreur Marama. Dans ce film de genre, il explore ses origines maori et surtout l’impact de la colonisation britannique sur la culture d’un peuple. Marama sort en salles le 22 avril 2026, le même jour que la comédie française L’Arnaqueuse.

Marama est le premier film que sort le distributeur Grindhouse Paradise Pictures. Ce film de genre néo-zélandais est le fruit d’un long travail de réflexion et de plongée dans son histoire familiale du réalisateur Taratoa Stappard, Néo-Zélandais qui a grandi à Londres. Au départ, il n’imaginait pas réaliser un film d’horreur, mais le fruit de ses recherches n’a pu que le conduire à ce registre.

L’histoire de Marama se passe dans l’Angleterre Victorienne en 1859. Mary – incarnée par Ariana Osborne, fille d’un All-Black qui a elle-même failli embrasser une carrière de joueuse pro de rugby – débarque de Nouvelle-Zélande, après un périple de 73 jours, invitée à venir découvrir ses origines. Elle est accueillie par le mystérieux Mr Cole – joué par le Britannique Toby Stephens. Cet amoureux de la culture Maori est entouré de son fils, sa petite-fille, son employée Peggy (Umi Myers notamment vue dans Bob Marley : One Love), mais aussi Jack (Erroll Shand) qu’on croirait tout droit sorti de Pirates des Caraïbes.

L’atmosphère est tendu, le mystère est planant, d’autant plus que Mary est rapidement en proie à d’étranges visions (qu’on pourrait apparenter à des réminiscences). On a du mal à percevoir où veut en venir le film. Néanmoins, on arrive vite à la conclusion que les clés pour comprendre le passé de Mary se trouvent dans cette lugubre demeure.
Le réalisateur a choisi de distiller le passé, l’histoire familiale de Mary, par petites touches, au fur et à mesure de son film. Il introduit quelques dialogues en maori, mais aussi en français.

Marama, au final, se révèle être un revenge movie mais pas aussi violent que Revenge de Coralie Fargeat sorti en 2018. Taratoa Stappard y met à l’honneur la culture Maori, sa culture, celle de ses ancêtres, notamment à travers un haka. En robe du XIXème, Ariana Osborne s’élance dans un haka pas piqué des hannetons. Les réalisateurs met aussi en scène les heures sombres de la colonisation britannique, notamment grâce à une scène qui rappelle une célèbre photo montrant un homme posant devant une ribambelle de têtes coupées de guerriers.

Marama, de Taratoa Stappard
Avec Ariana Osborne, Toby Stephens, Umi Myers,Erroll Shand, Evelyn Towersey…
1h29
En salles le 22/04/2026
Crédit photo : Grindhouse Paradise Pictures

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