Cinéma & Co

Good Luck, have fun, don’t die de Gore Verbinski avec Sam Rockwell : un film drôle, apocalyptique et inquiétant

Gore Verbinski met en scène un futur très angoissant, régi par la technologie, dans « Good luck, have fun, don’t die ». Un film avec Sam Rockwell en sauveur (ou pas) de l’humanité.

Le réalisateur américain Gore Verbinski est de retour au cinéma avec un nouveau film, bien barré. Good luck, have fun, don’t die, long-métrage entre la science-fiction, la comédie, l’anticipation et l’aventure, sort en salles le 15 avril 2026. Au générique, il y a notamment Sam Rockwell, Juno Temple, Michael Peňa ou encore Zazie Beetz.

Gore Verbinski c’est le réalisateur des étranges The Ring (2003) , A cure for life (2017) mais aussi des trois premiers volets de la saga Pirates des Caraïbes. Son nouveau film, Good luck, have fun, don’t die, est au moins aussi étrange et barré que A cure for life. En effet, dans ce film, il met en scène un homme du futur – incarné par Sam Rockwell (Le cas Richard Jewell, 3 Billboards…) – qui débarque dans un diner, accoutré d’une cape de pluie en plastique, de divers tuyaux et circuits imprimés. Cet illuminé dit qu’il vient du futur (mais son apparence ressemble plutôt à celle de Retour vers le futur ou à celle de Mr Merde dans Holly Motors de Leos Carax), qu’il est là pour la117ème fois, que ce futur est nul à cause des humais qui ont tout gâché à cause de leurs usages des smartphones et des réseaux sociaux. Mais, heureusement, grâce à une faille temporelle, il va tout tenter pour sauver le monde, à condition de trouver la bonne équipe parmi les clients du restaurant.

Une fois le groupe de sauveurs désigné, pour accompagner Sam Rockwell, Gore Verbinski va s’attacher, avec des flashbacks, à dépeindre l’existence de ces tristes sires. Il y a d’abord un couple de professeurs, joués par Zazie Beetz et Michael Peňa (Nightmare Island), dépités face à des lycéens devenus des zombies à cause de leurs téléphones. Mais aussi une mère qui vient de perdre son fils dans une fusillade à l’école, jouée par Juno Temple. Le gouvernement lui finance une partie du clone de son fils, qui est moins cher s’il prononce une pub par jour. Mais aussi Ingrid (Haley Lu Richardson), allergique aux technologies qui régissent dorénavant cette société, et travaille comme princesse pour les anniversaire d’enfant qui n’ont pas encore de téléphone. Tout ce petit monde doit collaborer pour sauver l’e monde’humanité dans une épreuve qui va devenir une sorte de Squid Game ou Battle Royale pour eux.

Gore Verbinski livre un film d’anticipation où le futur esquissé ne semble pas si lointain que cela, ce qui, même si c’est drôle, demeure très effrayant. Il a beaucoup recours aux effets spéciaux, et, s’il installe son histoire dans un monde régie par la technologie, le décor est, lui, post-apocalyptique. Dans Good luck, have fun, don’t die, il est aussi question d’intelligence artificielle, de réalité virtuelle et de manipulation mentale. Le film regorge de références, dont une à Mars Attack. Toutefois, si le début de Good luck, have fun, don’t die, est davantage sur le registre de l’humour, de l’aventure, la fin, de ce film qui affiche 2h15 au compteur, est davantage sur le registre de la science-fiction pure, et les éléments deviennent gros, improbables, de moins en moins crédibles.
C’est dommage car le propos liminaire d’une société qui court à sa perte à cause d’un trop plein de technologies est très intéressant, bien traité, amenant à réfléchir.

Good luck, have fun, don’t die, de Gore Verbinski
Avec Sam Rockwell, Juno Temple, Haley Lu Richardson, Michael Peňa, Zazie Beetz…
2h15
En salles le 15/04/2026
Crédit photo : Entertainment Film Distributors

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *