Nuremberg avec Russell Crowe et Rami Malek
Le réalisateur James Vanderbilt montre, dans le film « Nuremberg », un aspect très particulier du procès : la relation entre Göring, joué par Russell Crowe, et le psy en charge de son évaluation, qu’incarne Rami Malek.
Rami Malek et Russell Crowe partagent l’affiche du film historique Nuremberg, réalisé par James Vanderbilt. Ce long-métrage, qui nous replonge, dans le célèbre procès de Nuremberg, après la Seconde Guerre Mondiale, sort au cinéma le 28 janvier 2026.
Ce jour, sortent aussi en salles, entre autres, le film d’animation Les Légendaires, et Gourou avec Pierre Niney.
Le film Nuremberg est basé sur le livre du journaliste Jack El-Hai, Le nazi et le psychiatre, paru en 2013. Dans cet ouvrage, l’auteur raconte la relation ambiguë qui s’est installée entre Hermann Göring, haut dirigeant nazi, et le docteur Douglas Kelley, psychiatre chargé de l’évaluer, en vue de son procès à Nuremberg.
Le procès de Nuremberg a déjà fait l’objet d’œuvres cinématographiques, dont le documentaire De Nuremberg à Nuremberg, réalisé par Frédéric Rossif, sorti en 1989.
C’est le réalisateur James Vanderbilt qui réalise ici l’adaptation du livre. Il s’agit de son deuxième long-métrage après Truth : le prix de la vérité. Il a été le scénariste de Scream en 2022 et Scream VI en 2023.
Nuremberg démarre avec l’arrestation Hermann Göring, incarné par Russell Crowe qui joue en allemand, capturé en Autriche. Se pose alors la question de son procès – et de 21 autres dirigeants nazis toujours en vie. Le film montre notamment les coulisses de cette question de procès : certains Alliés sont pour des exécutions punitives sans procès, d’autres militent pour la tenue d’un procès en bonne et due forme.
Le psychiatre américain, joué par Rami Malek, est chargé de déterminer si Göring ment, ou pas, quand il affirme qu’il ne savait pas que les camps servaient à tuer des prisonniers. Pour lui, il ne s’agissait que de camps de travail, entièrement gérés par Himler, qui n’est plus présent pour donner sa version car il s’est suicidé.
Le film Nuremberg dépeint, dans un premier temps, la relation et les nombreux entretiens entre les personnages de Rami Malek et Russell Crowe. Le psy est tiraillé entre son devoir patriotique et son serment du secret médical.
Le procès en lui même ne démarre qu’après 1h15. Ici l’intérêt n’est pas de savoir ce que le procès va donner puisqu’on le sait tous. En revanche, l’intérêt est aussi de savoir comment le psy et les Alliés, pour qui ils travaillent, vont se dépêtrer, juridiquement et stratégiquement, avec le cas de Göring.
De ce Nuremberg, on retient, entre autres, l’immense capacité de Russell Crowe à s’accaparer – et même à embrasser – le rôle de Göring. Sur un tout autre registre, il était également très convaincant dans Enragé.
Mais aussi la réalisation, juste, notamment au moment final de l’exécution des condamnés. Le réalisateur a James Vanderbilt a choisi de se concentrer sur les cordes, et non les corps. Ainsi, il n’ajoute pas d’horreur à l’horreur.
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Nuremberg, de James Vanderbilt
Avec Russell Crowe, Rami Malek, Leo Woodall…
2h28
En salles le 28/01/2026
Crédit photo : Nous Films
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